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Pendant trois jours le centre culturel Akouna Matata
a abrité la première édition
du festival « MISE EGLILO ». Cette première
édition a commencée le 05 et a pris
fin le 07 août 2009.
Adokpo y a fait un tour et a pu rencontrer le directeur.
A.I : Un
plaisir de nous dévoiler votre identité
?
R.K : Je suis Rogo
Koffi, conteur professionnel togolais exerçant
en France.
A.I :
Comment il est dénommé votre festival
et pourquoi l’organisez-vous ?
R.K : Il est dénommé
Festival de Conte et de Musique « MISE EGLILO
». Notre enfance a été baignée
par une émission radiophonique qu’on
appelait MISE EGLILO et qui se passait les samedis
sur la radio nationale. La plupart d’entre
nous à fait du théâtre et nous
savons tous que pour faire du théâtre
en dehors des monologues, il faut être deux
ou trois ; alors avec le conte on est seul. On va
au devant du public et on a pas besoin de mettre
de décors, ni d’une grande scène…
Même si on a une classe, deux bancs ou un
petit espace on peut créer de la convivialité.
Donc le conte est un genre léger mais profond.
Ce pendant nous avons pensé faire un festival
qui distingue ce genre des autres qui sont qui sont
pratiqués ici. Tout le monde connaît
le conte dans notre tradition. Mais le conte retravaillé,
évolutif, croisé, le conte au rendez-vous
de toutes les autres cultures du monde on ne l’a
pas encore fait. C’est pourquoi nous allons
le fait en y ajoutant de la musique et du chant,
parce que dans la tradition le conte marche avec
en fusion la musique et les chants. Notre objectif
est d’apporter une pierre à tout ce
qui se fait déjà. Le terrain au Togo,
contrairement à ce que les gens pensent,
est déblayé depuis longtemps. Il y
a tellement d’initiatives qui se font et nous
même qui ne vivons pas ici sommes déconnectés.
Nous avons essayé d’occuper d’une
manière utile trois jours de nos vacances
avec une somme de 100.000 Cfa. .jpg)
A.I : Qui
sont les participants de cette première édition
?
R.K : Pour cette première
édition, on s’est fondé sur
un groupe de conteur qui a travaillé en atelier
avec Sylvain Kodjo MEHOUNE, conteur professionnel.
On était partir des sept personnes qui ont
fait cet atelier et autours d’eux on a créé
un collectif de 15 conteurs dont Marcel DJONDO,
Roger ATIKPO et moi-même.
A.I : A
quand l’édition prochaine ?
R.K : Nous voyons
déjà que nous pouvons créer
des intérêts avec pour ambition de
créer un projet pour 2010. Nous aimerions
le décentraliser en l’organisant aux
centres culturels Akouna Matata, Fil Bleu, et Adokpo
pour au moins mettre sur le quartier Adidogomé
une collaboration entre des passions. Nous voudrions
aussi qu’à la troisième édition
le festival devienne un festival des arts de la
parole. Qu’il y ait du conte, du slam, de
la poésie. Mais pendant trois ans les gens
ne resterons les bras croisés. Nous savons
que si nous faisons une première édition
et une deuxième avec des centres qui sont
des partenaires sur le terrain, ils vont labourer
le terrain pour que cela devienne quelque chose
de grandiose. Nous avons que les festivals du théâtre
existants commencent par prendre leur envol, mais
le théâtre est une réalité
de chez nous et d’ailleurs. Le conte aussi
est une réalité de chez nous qui a
des ramifications ailleurs et pourquoi ne pas établir
des points entre ces différentes choses.
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