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Le centre culturel Adokpo a ouvert sa porte à un spectacle de restitution d’atelier de conte animé par Roger ATIKPO

Le public du centre culturel adokpo était encore massivement présent au rendez-vous le samedi 08 mai dernier pour savourer le spectacle de restitution d’atelier de conte animé par le comédien , conteur et coriste Roger ATIKPO du Togo. Cet atelier a commencé le 30 mars et a pris fin le 08 avril. 09 jeunes conteurs (Edem Modjro, Folo, Allassane Sidibé, Le Greck, Frédéric, Fati, Noé, David Ganda, Belle Fleur) dont le talant de conteur surmerge à la surface ont pris part à cet atelier. Cette restitution a bénéficié d’une tournée dans deux centres culturels : institut goethe, centre culturel adokpo et 4 écoles de la ville de lomé.
Nous avons pu gagner un rendez-vous d’interview avec l’ artiste, puisque son parcours aussi nous interresse.


A.I
: Pourquoi un tel atelier , était-il le tout premier que vous avez animé au Togo ?

R.A : Oui, c’était le tout premier. Cette idée m’était venue juste après une rencontre au Burkina-Faso en 2001. J’étais en résidence aux RECREATRALES où j’ai rencontré Dani KOUYATE qui a animé un atelier de l’auralité. A partir de là, j’ai pris la responsabilité de réanimer, réoganiser d’autres ateliers tout en apportant les techniques que j’utilise aussi pour aborder les contes à ma manière. J’ai donc commencé en France où j’ai intervenu plusieurs fois à l’école de la comédie de St Etienne. Ici j’ai fait appel à mes frères togolais, pas pour leur apprendre comment conter, ni pour apprendre à monter sur scène , mais réfléchir sur les contes qu’ils auront apportés et essayer de trouver une démarche de recherche d’élements pour animer ces contes. Comment chacun prendra plaisir à renconter son histoire. A cette édition, chaque conteur participant avait individuellement quelque chose de vraiment typique et très fort comme conteur. C’était un moment fort qu’on a vécu pendant cet atelier à l’hotel Accropolys.
Adokpo Info : Parlez nous un peu de vous.
Roger ATIKPO : Disons tout simplent que Roger est un jeune comédien, né et grandit dans les quartiers Nyékonakpoé et Kodjoviakopé et qui un jour par curieusité a rencontré ou vu des groupes de théâtre entrain de répéter . je voudrais parler de polyticos AHIANKPOR qui était un cousin d’en face. Toujours par curiosité je les ai suivi jusqu’à mon intégration à la troupe nationale au temps de Sinsou Agbota pour rencontrer encore d’autres personnes et croiser encore d’autres grand frères que je voulais prendre pour exemples.j’ai continué à marcher derrière ces adultes pour d’une part apprendre à jouer à la cora et d’autre part apprendre à renconter les histoires.


A.I : Quelques spectacles de référence ?

R.A : En théâtre j’ai joué tout récemment dans le spectacle « vonrisèd » à la comédie de Génève. Je suis passé à la comédie de St Etienne avec « Katarcice » de Gustave AKAKPO ; une mise en scène de Jean Claude BEROUTI. Au Burkina-Faso, j’ai joué dans « Richard III ». Dans le conte théâtralisé j’ai signé ma premièere mise en scène « IZEGANI, l’enfant vert » et « Autour de la cora », grand prix au FESTHEF 2003. Après « le fromager »,j’ai créé « la source » , issu de cet atelier que j’ai animé.


A.I : Vous jouer à la cora. Comment considérez-vous cet instrument ?

R.A : pour moi cet instrument est un trésor qui est aussi capable d’envouter. Je parle de l’envoutement parce que je ne sais pas pourquoi la première fois que j’ai vu mon professeur de cora, Corneil Kossi AKPOVI, paix à son âme (rire : j’ai perdu tous mes professeurs...) cela m’a tellement transporté, tellement plus, cela m’avait vraiment mistifié et je me suis dis : « Voilà mon instrument, je ne le lacherai pas ». Aujourd’hui j’arrive à m’amuser avec. Je concidère la cora comme un instrument vraiment mythique de l’Afrique par des sons, par la beauté de la présentation de l’instrument, le côté artistique et le son qui fait voyager .


A.I : Vous restez le seul des deux élèves que le feu Corneille AKPOVI a formé avant de nous quitter et vous êtes également le seul connu sur le plan national et internatonal. Votre second qu’on a découvert lors des funérails de votre maître , évolu maintenant dans l’orchestre de l’armée togolaise (rhumeurs). Quoi vous fait-il d’être le seul togolais qui métrise professionellement la cora ?

R.A : C’est vrai que la cora reste aujourd’hui la panache de Roger. J’étais pratiquement le seul à avoir appris à fabriquer et à jouer la cora pendant trois ans avec AKPOVI. Aujourd’hui cela me donne une très grande responsabilité. Une responsabilité qui m’oblige à partager ce patrimoine, ce trésor avec tous les frères. Trouver un emplacement où donner des courts. J’écoute tout le monde, tous les artistes qui sont motivés. Donc c’est une grande responsabilité pour moi d’amener les gens à se familiariser aujourd’hui avec la cora. C’est un grand devoir que j’ai à acconplir.

A.I : Des ateliers de fabriquation ou d’initiation déjà animés ?

R.A : En initiation pour juste ceux qui ont envie de jouer. Il y a beaucoup quand même qui sont passés. Des expatriés comme des togolais. Aujourd’hui, les frères de la compagnie AKTION sont ceux qui touchent vraiment à l’instrument et qui ont aussi profité des secrets de sa fabrication. J’ai aussi des amis à qui je donne des cours de pratique.

A.I : Roger est il fièr de lui-même ?

R.A : Aujourd’hui je dirai que je suis vraiment fièr de moi. Même si nous disons que l’art ne nourrit pas son « Homme », moi je crois que l’art me nourrit vraiment. J’étais enseignent durant trois ans et je ne pense pas pouvoir acheter mon ordinateur portable à 500.000 cfa avec le salaire que je gagnais ; mais je l’ai acheté avec mes revenus de mon métier d’art. Je prends l’avion , j’ai pu réaliser des choses… je suis vraiment fièr. Il y a quelques années plutôt, quand je pagnais des sacs de jutte derrière notre maison familiale, les gens disaient : « Il est fou. Qu’est ce qu’il veut faire avec ca. Quel est ce comportement de drogués ». Mais aujourd’hui je ne pense pas qu’ils puissent encore le dire.

A.I : En déhors de votre métier ?

R.A : Je marche beaucoup, ce qui me permet de découvrir les scènes tout autour de moi, d’observer et de nourrir surtout mes émotions en les prenant partout. Je pense que c’est important pour un artiste.

A.I : Des futures prestations ?

R.A : Le premier septembre je participe au World Music Festival en Suisse et le 13 je suis attendu à Montpelier au festival les Troubadou Ensemble. Le 3 octobre à Marseille, aussi au KARTEGE et quelques dates en Suisse avent la fin de l’année. En janvier et février je serai au Togo pour la diffusion de « la source ».


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Eustache K’mouna et son groupe T’inga
Eustache K’mouna et son groupe T’inga
ont donné du show le 30 avril

 

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